FILPAC CGT : Pour que la Marseillaise vive

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Jan 132015
 

Dans la période de crise préoccupante que traverse  la presse écrite et de facto, bon nombre de ses salariés, qu’ils soient issus de la PQN ou de la PQR, le journal  La Marseillaise et ses salariés ne sont nullement  épargnés.

Aujourd’hui, il pèse une menace importante sur la survie du journal phocéen et sur ses emplois ! C’est fort de ce constat que nous souhaitons transmettre avant toute chose à la Direction du journal  La Marseillaise et à l’ensemble de ses salariés notre soutien et notre solidarité dans l’épreuve qu’ils traversent et qu’ils  vont devoir affronter face aux difficultés suite à l’annonce de la cessation de paiement et à la  procédure de redressement judiciaire. Liée à  aucun groupe de presse et à aucun groupe financier, La Marseillaise est confrontée à une des pires situations économique, conjoncturelle et technique qu’elle a eu à connaitre depuis les premiers jours de sa parution.

Cette septuagénaire provençale issue du Conseil National de la Résistance a toujours été un journal historiquement proche du mouvement social. Elle s’est toujours fait la voix et le relais de celles et ceux qui luttent ici dans nos départements, dans notre région, sur notre territoire et hors de nos frontières et elle contribue largement aux débats d’idées des forces sociales, citoyennes et progressistes pour la transformation de la société.Sur le plan économique, La Marseillaise a subi ces dernières années d’importantes pertes des recettes publicitaires, payant ainsi certainement son engagement qu’elle a pour la  gauche et les valeurs qu’elle défend.

Elle a également subit une chute vertigineuse des annonces légales et une baisse importante des annonces de communications institutionnelles liées aux diverses restrictions budgétaires gouvernementales qui étranglent  les communes, les départements, la région et notre pays.La baisse du lectorat de la presse écrite, la baisse du nombre de points de ventes, l’augmentation des prix des matières premières (papier et consommables),  la baisse des aides à la presse, le report fin décembre du versement de subventions de l’état  qui étaient initialement prévue en novembre et peu à peu, les désengagements significatifs de l’état en direction de la presse écrite et de la culture en général,  n’ont fait qu’accroître les difficultés que devait surmonter La Marseillaise.

Pour terminer, faute de moyens financiers suffisants, le matériel permettant l’impression de La Marseillaise dont elle est propriétaire, n’a jamais pu être modernisé, la rotative date des années 70 et elle est aujourd’hui techniquement et partiellement  dépassée pour ne pas dire obsolète. Cependant, les ouvriers du Livre de La Marseillaise réalisent chaque jour des prouesses pour sortir le journal dans les meilleures conditions. Cela étant dit, le quotidien peine à répondre aux exigences de qualité qu’imposent aujourd’hui les annonceurs. Il  est également fortement limité en terme de configurations techniques et de diffusions du nombre des pages quadrichromies, affectant ainsi également les désirs de son lectorat et pénalisant toutes possibilités de son développement. 

Nous sommes certains que bon nombres de ces difficultés seront prochainement surmontées par la direction, par le personnel et par les organisations syndicales CGT dont nous sommes acteurs.  Attachés plus que jamais au pluralisme de la presse écrite et aux valeurs humaines défendues chaque jour dans La Marseillaise, nous lançons un appel aux responsables de la profession (SPQN et SPQR),  au gouvernement et plus particulièrement à Madame la  Ministre de la Culture et de la Communication ainsi qu’ aux parlementaires et aux élus départementaux et régionaux de la PACA pour que des solutions urgentes et pérennes soient trouvées pour que continue à vivre La Marseillaise, outil incontournable de la démocratie de notre pays. 

Le Syndicat FILPAC CGT de VITROLLES restera attentif sur l’évolution de la situation de La Marseillaise et son devenir et sur l’avenir de ses  salariés et plus particulièrement sur celui des adhérents de la FILPAC CGT de La Marseillaise qui sont rattachés localement à notre syndicat. 

Aujourd’hui la Marseillaise et demain à qui le tour ?

 

Comité de soutien à la marseillaise :