Nov 162015
 

Ambroise Croizat surnommé le ministre des travailleurs déclare lors de son dernier discours à l’ Assemblée Nationale le 24 Octobre 1950 :

« Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. »

Jamais cette citation n’ a été autant d’actualité, nous assistons chaque jour à la destruction de notre modèle sociale jugé par certains de trop onéreux. Le recul de notre sécurité sociale étant compensé par une montée en puissance des mutuelles. Cette situation de fait génèrent des inégalités.

Le financement de la sécurité sociale est basé en parti sur les cotisations salariales et patronales, ce n’est donc pas un impôt mais un salaire différé ou social.

Le salaire social ou différé :

“Revenus distribués aux salariés en cas de maladie, de congés maternités, pendant leur retraite ou lors
de période de chômage. Également, revenu complémentaire, distribué pour élever les enfants.
Le salaire différé permet d’organiser la solidarité entre les travailleurs, inégaux devant la maladie, la
mort. ”

Extrait du petit lexique économique partiellement incorrect. Paul Masson

Le financement de la sécurité sociale

Ces cotisations sociales donnent l’illusion d’une répartition des cotisations entre l’employeur et le salarié. En réalité ces cotisations sont toutes salariales puisqu’elles sont calculées en proportion du salaire et font partie du coût salarial pour l’employeur. L’employeur ne les verse qu’en contrepartie d’un travail.

La diminution des cotisations sociales correspond en fait à une  diminution du revenu des salariés. Chaque exonération de cotisations sociales (appelé charges par les employeurs) correspond de fait à un transfert de richesse des travailleurs qui créent la richesse vers l’actionnariat. La sécurité sociale ne pouvant plus pleinement jouer son rôle de répartition de richesses entre les travailleurs (ensemble des personnes apte aux travail qui exerce une activité ou qui sont privé d’emploi).

C’est pourquoi la CGT revendique pour sauvegarder notre modèle sociale et pour une meilleure répartition des richesses.

  • L’arrêt des exonérations sociales pour les entreprises.

  • L’intégration de toute les primes dans le traitement.

 

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